Un cycle vivant
La NASA décrit le mouvement continu de l’eau entre sols, végétation et atmosphère. WaterRoofs cherche à réintroduire une part de cette circulation sur les surfaces bâties, en complément de la nature.


Une plateforme de toiture brevetée, fabriquée par extrusion de composite de PET recyclé : retenir la pluie, recharger les canaux, favoriser l’évaporation et accueillir de nouvelles fonctions.
Une toiture peut faire davantage que nous abriter. Elle peut retrouver une place dans le cycle naturel de l’eau.
Les surfaces bâties évacuent rapidement la pluie et limitent l’évaporation qui existait sur les sols et la végétation. WaterRoofs propose de retenir temporairement une partie de cette eau pour la restituer progressivement à l’atmosphère.
Notre mission : relier architecture et écologie, réduire l’échauffement des toitures et développer des bâtiments plus résilients. Le système complète la végétation et les sols perméables, tout en valorisant les surfaces déjà construites.
Dans la nature, la pluie est retenue par les sols et la végétation avant qu’une partie ne retourne dans l’atmosphère. Sur une toiture conventionnelle, elle est généralement évacuée rapidement. WaterRoofs propose d’en retenir une partie et de la restituer progressivement par évaporation.
Une étude scientifique publiée en 2025 a estimé la superficie totale des toitures dans le monde. Ce chiffre concerne toutes les toitures : il ne mesure ni les seuls toits secs ni la surface adaptée à WaterRoofs.
Lire l’étude dans Nature Climate Change ↗
Trois parcours pour l’eau de pluie : rétention et évapotranspiration dans la nature, évacuation rapide sur une toiture classique, puis rétention temporaire et évaporation avec WaterRoofs. La planche illustre cette idée.
Dans notre présentation V8, nous avons également retenu une base de travail de 360 000 à 380 000 km² de toitures existantes pour explorer des scénarios à l’horizon 2050–2060. Cette estimation reste à documenter précisément ; l’étude ci-dessus utilise une autre méthode. Le doublement et l’adoption à 100 % des nouvelles toitures sont des hypothèses de scénario WaterRoofs.
Avant la construction, le sol et sa végétation retenaient une partie des pluies et restituaient de l’eau à l’atmosphère. WaterRoofs transpose sur le toit une partie de cette fonction : recueillir l’eau, la retenir temporairement et la laisser s’évaporer progressivement.
À l’échelle mondiale, chaque toiture peut devenir une partie de la réponse. Les effets réels dépendront des surfaces équipées, du climat, de l’eau disponible et des performances mesurées.
La NASA décrit le mouvement continu de l’eau entre sols, végétation et atmosphère. WaterRoofs cherche à réintroduire une part de cette circulation sur les surfaces bâties, en complément de la nature.
Une étude de 25 grandes agglomérations relie les changements d’évapotranspiration à l’assèchement ou à l’humidité de l’air urbain. Les effets varient selon le climat et les territoires.
En s’évaporant, l’eau mobilise de l’énergie : elle peut ainsi limiter l’échauffement immédiat du toit et contribuer au refroidissement local. L’objectif de conception est de 1,6 à 2 litres par m² et par jour dans des conditions favorables.
Explorer les sources scientifiques : Le cycle de l’eau — NASA ↗ · Urbanisation et évapotranspiration — Hao et al., 2023 ↗
En s’évaporant, l’eau se sépare des sels et de nombreuses substances non volatiles. Cette étape du cycle contribue à sa purification naturelle ; elle ne rend pas potable l’eau restant sur le toit.
Source USGS ↗Les plantes absorbent l’eau par leurs racines et en restituent une partie par transpiration. Cette circulation assure des fonctions physiologiques essentielles et relie les sols, la végétation et l’atmosphère.
Source USGS ↗En participant au renouvellement de l’eau douce, le cycle de l’eau soutient les habitats, l’alimentation et la vie des animaux comme des humains.
Source NOAA ↗WaterRoofs cherche à redonner aux surfaces bâties une fonction de rétention et d’évaporation, en complément des sols et de la végétation. Cette ambition s’inscrit dans le cycle du vivant ; ses effets locaux sur l’eau, le climat et les écosystèmes restent à mesurer.
Notre tableau WaterRoofs retient une référence de 3 millions de km² pour illustrer l’empreinte bâtie mondiale : routes, bâtiments, quais, usines et autres infrastructures. Cet ordre de grandeur, comparable à la superficie de l’Inde, concerne l’ensemble des infrastructures et non les seules toitures.
L’image du « désert construit » désigne ces surfaces aménagées pour évacuer rapidement la pluie, où la rétention d’eau et sa restitution par évaporation et transpiration sont fortement réduites. WaterRoofs propose de réintroduire une partie de cette fonction sur les toitures, en complément des sols et de la végétation.
Les 3 millions de km² sont la référence de présentation retenue dans notre tableau, distincte des estimations scientifiques de surface de toiture citées plus haut.
Un air très sec accroît la demande évaporative de l’atmosphère. Pour limiter leurs pertes d’eau, les plantes peuvent fermer leurs stomates : l’entrée de CO₂ et la photosynthèse diminuent, même lorsque le sol contient encore de l’eau.
La respiration continue à libérer du CO₂. Si ces émissions dépassent son absorption par photosynthèse, le bilan de la plante peut devenir émetteur sur la période considérée. La fermeture des stomates ne provoque donc pas automatiquement un rejet net.
Ce lien entre eau et carbone renforce l’intérêt d’étudier les échanges d’humidité sur les surfaces bâties. L’effet de WaterRoofs sur l’humidité au niveau des feuilles et sur leur absorption de CO₂ devra être mesuré.
WaterRoofs est un concept breveté de toiture multifonctionnelle. Sa tuile est produite par extrusion d’un composite de PET recyclé.
Le procédé reprend le même principe industriel que le système constructif UHCS ↗ : mettre en forme le composite recyclé à travers une filière pour obtenir un profil continu. La géométrie du profil associe les rainures de rétention d’eau et les passages nécessaires aux fonctions de la toiture.
Les tuiles seront recouvertes d’un gel coat, une couche de finition protectrice dont la couleur pourra être choisie selon l’architecture du projet.
La surface lisse du PET et de sa finition offre moins de prises aux mousses et aux petits organismes que les surfaces poreuses ou rugueuses. Un entretien régulier permet de préserver la propreté et le bon fonctionnement de la toiture.
Blanc, teintes claires ou couleurs adaptées au bâtiment : le gel coat permet de personnaliser l’apparence de la toiture. Les nuances et finitions finales seront définies avec la production.
Palette illustrative — ne constitue pas un nuancier commercial.
À finition comparable, une teinte blanche ou claire réfléchit généralement davantage le rayonnement solaire et limite l’échauffement du toit. Elle peut ainsi réduire la chaleur transmise dans la maison en été et contribuer à limiter l’échauffement urbain, en complément de l’évaporation.
L’effet dépend de la réflectance et de l’émissivité du revêtement, de son encrassement, de l’isolation et du climat. Le bilan annuel doit être adapté au bâtiment.
Comprendre les toitures réfléchissantes — Berkeley Lab ↗WaterRoofs s’intègre à l’architecture de la maison. Sa différence se lit dans l’orientation des lignes de la toiture : un changement discret qui accompagne le dessin du bâtiment.

De la matière recyclée à la toiture climatique : une vue d’ensemble de l’évaporation, du solaire, du circuit incendie et de l’éolienne réversible.

Découvrez l’architecture WaterRoofs et ses modules. Sélectionnez une fonction pour comprendre son rôle.
Les canaux ne dépendent pas uniquement de la dernière pluie. Une recharge depuis le réservoir permet de maintenir leur fonction pendant les périodes chaudes, selon l’eau disponible.
Les WaterGrooves, rainures transversales du profil, retiennent une lame d’eau. Le relief contribue aussi à l’auto-ombrage de la surface sèche.
Au-delà du niveau de travail, les trop-pleins et les bypass dirigent l’eau vers une citerne. Cette réserve alimente la recharge et, selon le projet, l’irrigation.
L’évaporation absorbe de la chaleur et restitue de l’humidité à l’air. Son intensité dépend de la température, du vent, de l’humidité et de l’ensoleillement.
Une pompe basse consommation et un distributeur au faîtage réalimentent les canaux. Le pilotage adapte l’apport au niveau d’eau et aux conditions météorologiques.
Les valeurs indiquent les objectifs de conception ; le fonctionnement varie selon le climat et l’eau disponible.
Deux planches complémentaires montrent comment l’eau pourrait être retenue sur le toit et comment les circuits indépendants d’eau et de protection incendie pourraient être alimentés depuis le faîtage.
Un profilé extrudé réunit les rainures de rétention d’eau et un circuit incendie pressurisé distinct. Des trop-pleins et bypass sont prévus pour réguler l’eau entre les rainures transversales ; le concept de référence prévoit une fente longitudinale de projection incendie.

Un faîtage modulaire est conçu pour alimenter le circuit climatique à basse pression ou par gravité, et alimenter séparément le circuit incendie sous pression sur les deux versants. Sa géométrie, ses raccords et ses joints sont des propositions de conception.

Le circuit bleu entretient l’évaporation. Le circuit rouge est conçu pour la protection active contre un incendie extérieur, avec une alimentation et une pompe indépendantes.
Le réseau incendie dispose d’un volume d’eau réservé. Le concept prévoit l’eau et un produit de protection incendie, notamment un polymère en poudre mélangé à l’eau au déclenchement pour former un hydrogel.
Le dimensionnement et les performances du circuit de protection incendie sont déterminés avec les spécialistes et selon les exigences applicables à chaque projet.
Les panneaux photovoltaïques se clipsent sur une interface adaptée au relief WaterRoofs. La toiture devient une plateforme d’accueil, avec un espace ventilé sous les modules.
L’ombrage des panneaux limite le rayonnement direct sur les zones sèches. Sur les zones humides, ventilation et évaporation interagissent avec le microclimat sous les panneaux.
L’ombre et la circulation d’air autour des panneaux contribuent à la gestion thermique de l’ensemble.
Un module optionnel réversible associe production électrique et ventilation à la demande. Une ou deux unités peuvent être étudiées selon la toiture et son exposition.
Mode génératrice. Le vent entraîne le rotor et produit de l’électricité locale, en complément du photovoltaïque. Le potentiel dépend du vent réel, de la turbulence et des caractéristiques de l’équipement.
Mode ventilation. Alimenté en électricité, le rotor crée un flux dirigé au-dessus des canaux humides et sous les panneaux. Il vise à renouveler l’air humide, accélérer l’évaporation lorsque cela est utile et permettre le séchage.
Le pilotage envisagé tient compte de la température, de l’humidité, du niveau d’eau, de la pluie et du vent. La ventilation s’active lorsque le bénéfice attendu justifie sa consommation.
Le système réversible associe production électrique et ventilation, avec une intégration adaptée aux caractéristiques du bâtiment.
Le refroidissement évaporatif peut réduire l’échauffement de la surface lorsque l’air et l’eau disponible le permettent. À l’échelle d’un quartier, la contribution à l’humidité et au bilan thermique doit être évaluée localement.
WaterRoofs relie pluie, stockage, usage et évaporation, et contribue à remettre l’eau en circulation dans l’atmosphère.
Partager nos méthodes, nos données et les résultats des développements avec nos partenaires.
Produire par extrusion des profils en composite de PET recyclé, selon le même principe industriel que l’UHCS, avec une finition protectrice en gel coat colorable. Durabilité, réemploi et régénération de la matière font partie du programme de validation.
Concevoir pour les écosystèmes et les générations futures. Évaluer conjointement les besoins en eau, les matériaux, l’énergie et les conditions d’entretien.
L’intérêt économique de WaterRoofs se comprend en évaluant la toiture et les fixations solaires ensemble.
Le profil extrudé est conçu pour accueillir plusieurs fonctions sur une même plateforme. La fixation clipsable des panneaux vise à alléger les structures de montage additionnelles et à limiter les percements, tandis que la modularité peut simplifier la pose.
Étudier le coût de votre projet ↗Le coût dépend de la surface, du pays, des volumes de production et des fonctions retenues. Le chiffrage doit comparer des ensembles de même périmètre, avec les accessoires, la pose et l’entretien.
La présentation de travail reprend une économie indicative de 31 % pour l’ensemble toiture + photovoltaïque. Ce chiffre est une hypothèse de travail, à actualiser avec des devis fournisseurs et les coûts de pose locaux. Il ne constitue ni un tarif, ni une économie garantie pour un projet.
La plateforme est conçue pour être étudiée sur des structures conventionnelles comme avec le système constructif UHCS ↗. Un démonstrateur instrumenté doit permettre de valider ensemble l’eau, le climat, l’énergie et la protection.
Les essais portent sur la rétention, l’étanchéité, les débits et trop-pleins ; l’évaporation et les températures ; les fixations et charges ; le feu ; les UV et le gel-dégel ; la qualité de l’eau et la maintenance.
Le dimensionnement doit permettre le renouvellement, la vidange et le nettoyage des canaux. Filtration, contrôle des biofilms, prévention des moustiques et accessibilité de l’entretien font partie de la conception. Le stockage doit être fermé et entretenu.
En cas de sécheresse, le pilotage doit réduire ou arrêter la recharge en fonction de la ressource, tout en protégeant la réserve incendie. En période de gel, une stratégie de vidange et de protection du réseau est à valider pour le climat local.
Largeur nominale du profil : 33 cm, soit environ trois profils par mètre. Module de référence : 6 m, avec variantes de 8 ou 12 m. Rainures transversales d’environ 1,5 cm de large et d’au moins 4,5 cm de profondeur. Le niveau d’eau de travail est de l’ordre de 1 à 2 cm, avec trop-plein et bypass. Ces paramètres restent des cibles de conception.
Le cycle de l’eau est la fonction centrale. Les panneaux photovoltaïques, le module éolien réversible et le circuit de protection incendie sont des fonctions complémentaires à configurer et valider selon le bâtiment, son exposition et les exigences locales.
75 articles sur l’eau, le climat, l’architecture et les matériaux circulaires. Articles conservés dans leur langue originale, en anglais.
Découvrir les articles ↗Retrouvez les articles du site d’origine sur le cycle de l’eau, l’architecture et l’adaptation climatique.
Les articles historiques restent accessibles dans leur version d’origine. La description technique présentée ici reflète les évolutions de conception de 2026.
Igor UstinovFondateur et inventeur · CEO & Président
Jean-Luc MossierAdministrateur & CFO
Hans-Ulrich SiegenthalerExpert de l’industrie des plastiques
Alain BrogliJuridique & licences
Ali TasbasiFinance d’entreprise
Brahim TasliPropriété intellectuelle
Équipe présentée sur le site WaterRoofs existant.
Architectes, collectivités, industriels et chercheurs : contribuons à des essais concrets, des démonstrateurs et des solutions adaptées à chaque territoire.
Ingénierie environnementale, matériaux, installation, climat ou recherche : spécialistes, étudiants et collaborateurs sont invités à prendre contact pour explorer une contribution.
Proposer une collaboration ↗Un projet, un démonstrateur ou un partenariat industriel ? Échangeons sur les possibilités de WaterRoofs.
info@waterroofs.com ↗